La finance islamique ne se résume pas à une finance « sans intérêt ». C'est une éthique complète de l'argent, fondée sur la justice et le partage. Tour d'horizon.
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Au-delà de l'interdiction du riba, la finance islamique repose sur quelques principes simples et cohérents.
1. L’interdiction du riba
Aucun intérêt sur les prêts. La rémunération doit provenir d'un service réel, d'un risque assumé ou d'un partage de profit.
2. L’interdiction du gharar
Le gharar, c'est l'incertitude excessive et l'ambiguïté. Les contrats doivent être clairs et l'objet connu, pour éviter toute tromperie.
3. L’interdiction du maysir
Le maysir désigne le jeu de hasard et la spéculation pure. On ne gagne pas sur le pari, mais sur la valeur réellement créée.
4. L’adossement à l’actif réel
Toute opération est liée à un bien ou un service tangible : la finance sert l'économie réelle, et non l'inverse.
5. Le partage des profits et des pertes
Investisseur et entrepreneur partagent le risque. Le gain se mérite ; il n'est jamais garanti d'avance.
6. L’investissement licite (halal)
Les secteurs contraires à l'éthique (alcool, jeux d'argent, armement non éthique, etc.) sont exclus des investissements.
Cet article est proposé à titre pédagogique. Il ne constitue pas un avis juridique religieux (fatwa) ni un conseil en investissement. Pour votre situation, rapprochez-vous d'un savant qualifié ou d'un professionnel.