Souvent traduit par « usure » ou « intérêt », le riba est l'un des interdits les plus clairs de l'islam. D'où vient cette interdiction, et que recouvre-t-elle exactement ?
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Le riba désigne tout surplus ou avantage stipulé sans contrepartie réelle dans un prêt ou un échange. Au cœur de l'éthique financière musulmane, son interdiction structure toute la finance islamique.
Une interdiction fondée sur le Coran et la Sunna
Le Coran condamne le riba de manière graduelle puis catégorique, notamment dans les sourates Al-Baqara (2:275-279), Âl ʿImrân (3:130) et Ar-Rûm (30:39). Le Prophète ﷺ a lui aussi mis en garde, avec fermeté, contre le riba et tous ceux qui y prennent part.
« Allah a rendu licite le commerce et illicite le riba. »
Coran, sourate Al-Baqara (2:275)
Deux grandes catégories
- Le riba al-nasî'a : le surplus exigé en contrepartie d'un délai, c'est l'intérêt d'un prêt classique.
- Le riba al-fadl : l'excédent dans l'échange immédiat de biens de même nature (par exemple de l'or contre de l'or en quantités inégales).
Le célèbre hadith des six biens (or, argent, blé, orge, dattes, sel) encadre précisément ces échanges et fonde l'interdiction du riba al-fadl.
Pourquoi cette interdiction ?
En interdisant le riba, l'islam refuse que l'argent se reproduise mécaniquement, sans travail ni risque partagé. Il oriente la richesse vers l'économie réelle, protège l'emprunteur fragile et favorise une répartition plus juste des gains.
Cet article est proposé à titre pédagogique. Il ne constitue pas un avis juridique religieux (fatwa) ni un conseil en investissement. Pour votre situation, rapprochez-vous d'un savant qualifié ou d'un professionnel.