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Mourabaha, Moudaraba, Moucharaka : les contrats expliqués simplement

14 avril 2025 · 7 min de lecture · 100 R.I.B.A.

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Comment financer un projet sans intérêt ? La finance islamique a développé des contrats ingénieux. Voici les trois plus connus, en clair.

Les mots soulignés sont définis dans le glossaire. Survolez-les ou cliquez pour lire la définition.

Plutôt que le prêt à intérêt, la finance islamique recourt à des contrats fondés sur la vente réelle ou le partenariat.

La mourabaha (vente à marge)

Le financeur achète un bien puis le revend au client à un prix majoré d'une marge connue d'avance, payable en plusieurs fois. Ce n'est pas un prêt : c'est une vente réelle, avec transfert de propriété et marge transparente.

La moudaraba (partenariat de gestion)

Un apporteur de capital (rab al-mâl) confie des fonds à un entrepreneur (moudarib) qui apporte son travail. Les profits sont partagés selon une clé convenue ; en cas de perte financière, c'est l'apporteur de capital qui la supporte, l'entrepreneur perdant son temps et son effort.

La moucharaka (co-entreprise)

Plusieurs partenaires apportent ensemble capital et/ou travail, et partagent profits et pertes au prorata. C'est le contrat de partenariat par excellence pour financer un projet à plusieurs.

D'autres contrats utiles

  • Ijara : la location ou le crédit-bail, parfois avec option d'achat (ijara muntahia bi-tamlîk).
  • Salam et istisnâ' : la vente à livraison différée, utile pour l'agriculture et la construction.
  • Qard hassan : le prêt sans intérêt, pur acte de bienfaisance.

Cet article est proposé à titre pédagogique. Il ne constitue pas un avis juridique religieux (fatwa) ni un conseil en investissement. Pour votre situation, rapprochez-vous d'un savant qualifié ou d'un professionnel.

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